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10 août 2010 2 10 /08 /août /2010 15:26

 

 

René GOSCINNY et Jean-Jacques SEMPÉ, Histoires inédites du Petit Nicolas, Tome 1

 

 

Rene-Goscinny-et-Sempe--Histoires-inedites-du-Petit-Nico.jpg

 

 

 

Présentation de l'éditeur :

 

Voici quatre-vingts histoires du Petit Nicolas qui n’avaient jamais été publiées en livre. Ces nouvelles aventures prolongent la saga du célèbre écolier, chef-d’oeuvre de notre littérature imaginé par deux humoristes de génie : Goscinny et Sempé. 

 

 

L'auteur :

 

 

René Goscinny (1926-1977) est un  écrivain, humoriste et scénariste  de bande dessinée. L’ensemble de son œuvre représentant environ 500 millions d’ouvrages vendus, il s’agit de l’un des auteurs français les plus lus au monde. Il permet également la reconnaissance à part entière du métier de scénariste de bande dessinée, lequel n’existait pas avant lui.


 

Le dessinateur :

 

Né en 1932, Jean-Jacques Sempé est dessinateur humoristique pour divers titres de presse et ouvrages dans lesquels il impose son style, mélange d'absurde, de dérision et de poésie.

 

 

Année de publication : 2004

 

 

Premières lignes :

 

"Maman a dit que demain on irait acheter des choses pour la rentrée.

- Quelles choses ? a demandé papa.

- Beaucoup de choses, a répondu maman. Entre autres : un nouveau cartable, une trousse, et puis des chaussures.

- Encore des chaussures ? a crié papa. Mais ce n'est pas

possible ! Il les mange !

- Non, mais il mange de la soupe pour grandir, a dit maman. Et quand il grandit, ses pieds grandissent aussi."


 

Extraits :

 

– "Chez nous, pour le réveillon, je lui ai dit, il y aura mémé, ma tante Dorothée, et tonton Eugène. Chez nous, m’a dit Alceste, il y aura du boudin blanc, et de la dinde."


– "Les châteaux de cartes, c’est comme quand on boude : c’est amusant au début seulement."


– "J’avais été un peu retenu en classe par la maîtresse, qui me disait que je m’étais trompé dans un devoir d’arithmétique ; il faudra que je dise à papa de faire attention."

 

 


 

 

Mon avis :

 

Fidèle à ma volonté d'éclectisme tant dans mes lectures que sur ce blog, je pense intéressant d'évoquer à l'occasion certains grands classiques de la littérature enfantine qu'il m'arrive parfois de lire ou de relire, toujours avec grand plaisir.

 

Grande fan dans mon enfance de la série des aventures du Petit Nicolas, c'est avec délectation que je l'ai retrouvé pour des histoires inédites, lues cette fois à travers le prisme de mes yeux d'adulte, ce qui aurait pu leur être fatal.

 

Je précise tout de suite qu'il n'en est rien, et que j'ai éprouvé autant de bonheur qu'auparavant à retrouver ces personnages familiers, devenus depuis longtemps des classiques pour un public de tous âges.

 

C'est ainsi que sont, pêle-mêle, présents au rendez-vous : Agnan "ce sale chouchou",  Geoffroy "qui a un papa très riche", Eudes "qui aime bien se battre avec les copains", Rufus "qui a un papa policier",  Alceste "qui mange tout le temps", Clotaire le cancre, le voisin Monsieur Blédurt, sans oublier la maîtresse et Marie-Edwige, avec ses "cheveux jaunes"... Non mais c'est vrai quoi, sans blague !

 

Comme toujours, le style de Goscinny s'exprime à hauteur d'enfant avec justesse et une apparente facilité, décrivant le monde des grands avec humour, de manière à la fois tendre et perplexe,  parfois piquante. Cela promet au public enfantin un réjouissant moment de complicité et au public adulte une savoureuse double lecture afin de discerner les vraies motivations des personnages derrière le récit naïf et très premier degré de Nicolas. 

 

De ce décalage permanent vient bien sûr tout l'humour du livre. Le rendu de la vie quotidienne de l'époque, à présent délicieusement suranné, ajoute encore au charme du texte, doux-amer comme tous les souvenirs d'enfance.

 

Indissociables de l'oeuvre, les dessins de Sempé offrent un parfait écrin aux histoires du Petit Nicolas, y ajoutant cette touche de poésie, d'élégance et de grâce qui en fait le supplément d'âme. Ce livre se déguste donc lentement, quel que soit l'âge du lecteur, et possède, à l'instar des grands vins, la particularité fort enviable de se bonifier en vieillissant.

 

 

 

Ma note :


8 étoiles  Huit étoiles (sur dix).

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6 août 2010 5 06 /08 /août /2010 15:55

 

 

Wolf SERNO, Le chirurgien ambulant


 

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Présentation de l'éditeur :

 

Espagne, XVIe siècle, monastère de Campodios. Sentant sa mort prochaine, l'abbé Hardinus convoque Vitus, son protégé, qu'il a découvert, abandonné, alors qu'il était encore un nourrisson. Afin que le jeune homme connaisse ses origines, il lui remet un indice : un tissu damassé, visiblement d'origine anglaise. Et voilà, pour Vitus, le début d'une quête semée d'embûches, de rencontres, et l'occasion de pratiquer son art, la chirurgie, sur les routes de l'Europe de la Renaissance. Tous les ingrédients du roman historique d'aventures sont ici réunis, pour le plus grand plaisir du lecteur : personnages pittoresques - nains, Tziganes, saltimbanques, corsaires -, évocation de l'Inquisition, complots, rebondissements incessants... Un vrai bonheur de lecture.

 

 

L'auteur :

 

Wolf Serno est né à Hambourg en 1944. Avant de devenir écrivain, il a travaillé pour de grandes agences publicitaires et a enseigné à l’école professionnelle de publicité de sa ville natale. Ses deux passions sont la mer et la médecine. Depuis 1997, il se consacre exclusivement à l'écriture de ses romans.

 

 

Titre original : Der chirurg von Campodios

 

 

Année de publication : 2003

 

 

Premières lignes :

 

"Le gémissement de la femme remontait à travers les barrots du pont jusqu'au château arrière du grand galion."


 


 

 

Mon avis :

 

Ce roman retrace la quête initiatique d'un jeune homme à la recherche du mystère de ses origines et ce, dans l'Europe du XVIe siècle. L'intrigue commence en Espagne et s'achève en Angleterre, or entre-temps, le héros sera passé par bien des péripéties et des rebondissements, liant son destin à celui de compagnons de voyage aussi excentriques qu'intéressants.

 

On ne s'ennuie donc pas un instant à la lecture de ce livre, notamment grâce aux aventures qui nous tiennent en haleine, mais également parce que l'auteur rend ses personnages principaux fort attachants, sans pour autant négliger les secondaires, ce qui permet d'étoffer le récit. Le dépaysement éprouvé par le lecteur provient donc à la fois de l'époque choisie (la Renaissance), du pays (majoritairement l'Espagne), mais aussi et surtout du domaine de prédilection du héros, à savoir la médecine et plus particulièrement, la chirurgie.

 

Cette thématique peu commune permet une plongée inédite dans les croyances en vigueur à cette période, lesquelles feront parfois frémir les âmes sensibles (je pense par exemple aux "soins" dentaires !). Certaines techniques peuvent paraître quelque peu anachroniques (une transfusion sanguine, réussie à la première tentative !), mais dans l'ensemble, découvrir l'état des connaissances à ce sujet à la Renaissance m'a vraiment intéressée.

 

On peut certes reprocher quelques longueurs ici et là (je pense aux scènes de torture), mais les temps morts sont quand même peu nombreux face aux multiples rebondissements qui font littéralement avancer le héros, et avec lui l'intrigue. Quant au style, il est assez fluide et plaisant, avec des descriptions précises sans être pesantes, et une bonne documentation de base, notamment sur la médecine et la religion. Si l'invraisemblance de certaines situations prête parfois à sourire, elles ne sont visiblement qu'un prétexte pour servir l'histoire en abordant le plus de thèmes possibles.

 

Il en va de même avec cet oecuménisme un peu naïf dans lequel l'auteur fait baigner tout son roman. En effet, je doute un peu que dans l'Espagne rigoriste du XVIe siècle, alors livrée à la sainte Inquisition, un jeune catholique n'ayant connu jusque là que son monastère se lie d'amitié avec autant de facilité et si peu de préjugés à des Juifs, des Tsiganes et des homosexuels, compte tenu de leur stigmatisation et ostracisation, dramatiques à cette époque.

 

Indépendamment de ces légères invraisemblances, ce livre se dévore comme un bon roman d'aventures et procure un dépaysement garanti. L'originalité de son thème  permet même d'y glaner de nombreux détails intéressants à propos de la médecine et de la vie quotidienne à cette époque plus que tourmentée.

 

Un deuxième tome étant paru récemment, nul doute que vous en lirez bientôt la critique ici même, patience !

 

 

Ma note :


 

 6 étoilesSix étoiles (sur dix).

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3 août 2010 2 03 /08 /août /2010 13:24

 

 

Philippe CHARLIER, Médecin des morts


 

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Présentation de l'éditeur :

 

Qui n'a pas rêvé un jour d'être le médecin de Louis XIV ? D'autopsier Agnès Sorel ? De sonder les corps momifiés des Médicis ? Discipline scientifique aux confins de l'anthropologie physique et de la médecine légale, la paléopathologie permet de reconstituer un à un les carnets de santé de sujets décédés il y a plusieurs siècles, voire plusieurs millénaires. Un corps mort est porteur d'une quantité impressionnante d'informations utiles à l'historien, à l'archéologue, mais aussi à la recherche médicale lorsqu'il s'agit de découvrir l'origine d'une maladie.

 

On y croisera l'empoisonnement d'Agnès Sorel et le supplice de Jeanne d'Arc, on assistera à l'exploration d'une relique médiévale, on comprendra comment le cœur du Roi-Soleil s'est retrouvé dans une peinture à l'huile, on verra comment les individus anormaux étaient éliminés en Grèce et à Rome, on dressera un tableau des pratiques magiques centrées sur les cadavres, on analysera selon un regard médical certaines descriptions de vampires, on décortiquera les rapports d'autopsie des rois de France. Sans oublier Richelieu, Descartes et de nombreux saints...

 

Enfin, le lecteur trouvera un inventaire des lieux et des personnages dont l'existence a été éclairée par des études paléopathologiques ; il pourra alors réaliser un jeu de piste, non pas macabre mais instructif, découvrant que sous nos pieds ou à côté de nous dorment des trésors (squelettes ou momies). Paradoxalement, l'étude des cadavres rend les ruines et les populations du passé plus vivantes. C'est bien le but de cet ouvrage.


 

L'auteur :

 

Philippe Charlier est médecin (anatomo-pathologie et médecine légale) et docteur ès-lettres (EPHE, IVe section). Depuis 2002, il est chargé de cours en paléopathologie et histoire de la médecine aux facultés de Lille 2 et Paris 7.

 


Année de publication : 2006 

 

 

Premières lignes :

 

"Qui a tué la Dame de coeur ?

Première maîtresse officielle d'un roi de France, Agnès Sorel a illuminé la première moitié du XVe siècle."

 

 


 

 

Mon avis :

 

Cet ouvrage se situe à mi-chemin entre science et histoire, or c'est précisément ce qui le rend si passionnant à mes yeux. Il aborde en effet les secrets médicaux liés à certains grands mystères historiques, comme les décès de Jeanne d'Arc et d'Agnès Sorel, par exemple. Cet angle de vue inédit, loin de toute tentation du macabre, est brillamment utilisé par l'auteur afin de rendre ses sujets plus vivants encore pour le lecteur.

 

Si certains termes scientifiques et anatomiques paraissent parfois quelque peu abstraits au néophyte, Philippe Charlier possède en compensation un réel talent de vulgarisateur, parvenant à transmettre son enthousiasme pour une discipline méconnue, mais aux conclusions ô combien révélatrices et inattendues.

 

D'un point de vue formel, il ne s'agit pas bien sûr d'un ouvrage de pure littérature, mais le style de l'auteur est plaisant et enlevé, les chapitres se lisant presque comme un feuilleton policier. La paléopathologie mise à part, cet ouvrage permet également de s'instruire quant aux us et coutumes en vigueur durant les différentes époques historiques et dans les espaces géographiques traités, amenant un éclairage différent sur des événements que l'on croyait pourtant déjà bien documentés.

 

Ma seule réserve concernant ce livre est peut-être son manque d'iconographie pour illustrer les textes, lesquels y auraient ainsi gagné un certain impact visuel. Ceci mis à part, il s'agit d'une lecture captivante pour tous les amoureux d'histoire et d'archéologie, laissant d'ailleurs espérer la sortie d'un second tome !


 

Ma note :


 

 6 étoilesSix étoiles (sur dix).

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30 juillet 2010 5 30 /07 /juillet /2010 14:16

 

 

Jean-Loup CHIFLET, Le coup de Chiflet


 

Jean-Loup-Chiflet--Le-coup-de-Chiflet.jpg

 

 

 

 

Présentation de l'éditeur :

 

Voici enfin le livre que tout le monde attendait : un bric-à-brac qui fourmille d'informations insolites et surprenantes pour réjouir ceux qui savent tout et ceux qui ne savent rien. Vous y trouverez des chiens et des anges, des prémices et des prémisses, du pétrole et des idées... Vous y rencontrerez Salengro et le Soldat inconnu, le père de Shakespeare, Ordralphabetix, les habitants de Saint-Pierre-des-Corps, Sitting Bull et Crazy Horse ; vous vous recueillerez sur la tombe de Marilyn Monroe, vous écouterez Glenn Miller jouer du trombone, vous conduirez la Porsche de James Dean, et vous prendrez le tramway avec les maréchaux d'Empire ! Un étonnant précis de l'inutile indispensable... à moins que ce ne soit le contraire. A vous de juger !


 

L'auteur :

 

Jean-Loup Chiflet est un écrivain et éditeur français. Passionné par les expressions idiomatiques, les nuances, les difficultés grammaticales et les aberrations de la langue française, son objectif consiste à s'instruire en s'amusant, ce qui lui vaut un immense succès depuis des années. Ses livres, pleins d'humour et de finesse, étonnent et enchantent les amoureux de la langue, française ou étrangère.

 

 

Année de publication : 2006

 

 

Premières rubriques :

 

Ils sont à tous les coins de rue

Papa ou Papy

Il faut que "Genèse" se passe !

Avis de recherche

Vieilles branches 

 

 


 

 

Mon avis :

 

Devenues très à la mode grâce à l'excellent ouvrage de Ben Schott (voir article précédent), de nombreux auteurs surfent désormais sur la vague des listes, ce qui est le cas de Jean-Loup Chiflet qui sort son Coup de Chiflet un an après la parution française des Miscellanées de Mr Schott. Hélas pour lui, la comparaison s'arrête là, tant son livre n'atteint pas la qualité et la saveur de son concurrent, et ce à plus d'un titre.

 

Tout d'abord sur le fond, car même si le principe se veut identique, l'originalité des thèmes abordés, voire même leur intérêt,  me semblent ici quelque peu émoussés. Là où Les miscellanées se feuillettent avec gourmandise, Jean-Loup Chiflet liste des informations le plus souvent vaines et pour le coup totalement inutiles, sans ce petit grain de folie et de poésie qui faisait tout le charme de l'ouvrage anglais. Plus ennuyeux, le texte semble avoir été écrit à la hâte et souffre ça et là de quelques fautes d'orthographe, ainsi que d'inexactitudes sur certains sujets.

 

Enfin sur la forme, car l'objet en tant que tel est nettement moins abouti et soigné que celui de Ben Schott, lequel avait pensé son ouvrage dans sa globalité, accordant autant d'attention à la présentation qu'au contenu, ce qui n'est manifestement pas le cas ici.

 

Pour résumer, Le coup de Chiflet sent trop le coup marketing pour me plaire,  on devine qu'il a été calibré et formaté pour coller à une mode, et non pour répondre à une réelle volonté d'innovation de la part de son auteur. Si dans ce domaine Ben Schott a été le précurseur, Jean-Loup Chiflet (dont j'apprécie par ailleurs les autres ouvrages) ne nous sert ici que du (mal) réchauffé.

 

 

Ma note :


 

2 étoilesDeux étoiles (sur dix).


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28 juillet 2010 3 28 /07 /juillet /2010 13:49

 

 

Ben SCHOTT, Les miscellanées de Mr Schott

 


 

Ben Schott, Les miscellanées

 

 

 

Présentation de l'éditeur :

 

" C'est une bien triste chose que de nos jours, il y ait si peu d'informations inutiles. " Oscar Wilde. " Un couteau suisse en forme de livre. " Elmar Krekeler, Die Welt. " .. vous, Monsieur, vous lisez les livres d'un bout à l'autre ? " Samuel Johnson. " Il n'a appris à lire qu'à moitié, celui qui n'a pas aussi appris l'art encore plus subtil de feuilleter & de sauter des pages. " Arthur Balfour. " Prenez garde à l'homme d'un seul livre. " Saint Thomas d'Aquin. " Si un livre vaut la peine d'être lu, il vaut la peine d'être acheté. " John Ruskin.

 

 

L'auteur :

 

Né à Londres en 1974, il fait ses études à Cambridge pour devenir ensuite photographe de presse. Perfectionniste, il supervise à la fois la rédaction, la conception et la réalisation de ses livres.

 

 

Titre original : Schott's original miscellany

 

 

Année de publication : 2002

 

 

Premières rubriques :

 

Scores de golf

Impôt sur les chapeaux

Caractéristiques du vivant

Conversion des températures 

Échelle de Scoville

Longueurs de lacets

 

 


 

Mon avis :

 

Cet ouvrage prend la forme originale d'une compilation de savoirs à la fois essentiellement futiles, et pourtant tellement utiles ! En effet, l'auteur y liste sans la moindre hiérarchisation de contenu ce que tout le monde devrait savoir, parfois même sans se l'être jamais demandé ! Grâce à lui, vous serez incollable sur les apparitions d’Alfred Hitchcock dans ses propres films,  les ingrédients du Big Mac, les 100 décimales de Pi, le code irlandais du duel, la liste des travaux d’Hercule, sans oublier l’échelle de dureté des mines de crayon...

 

Réalisé avec beaucoup d'élégance et d'intelligence, cet inventaire à la Prévert comblera les amateurs du tout et du n'importe quoi, notamment ceux qui d'habitude manquent de conversation dans les dîners en ville ! Il se dégage de cette démarche une poésie et un nonsense très anglais, qui donnent envie de picorer à son rythme ces informations à la fois réjouissantes et totalement inattendues. Le grand plaisir de cette lecture est que l'on ne sait jamais ce que l'on va apprendre à la page suivante !

 

Un mot pour finir sur l'objet en lui-même : de petite taille, avec son élégante couverture crème ornée de motifs "à l'ancienne" et agrémenté d'un signet de satin rouge,  j'apprécie son petit côté précieux et soigné. Quant à la mise en page intérieure, à base de gravures anciennes et de polices de caractères un brin décalées, elle offre un ensemble harmonieux s'accordant parfaitement avec le contenu.

 

Un charmant petit livre à s'offrir, avant de le faire très vite partager...

 

 

Ma note :


 

7 étoilesSept étoiles (sur dix).

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23 juillet 2010 5 23 /07 /juillet /2010 15:14

 

 

Lòrant DEUTSCH, Métronome : L'histoire de France au rythme du métro parisien

 


 

Lorant Deutsch, Métronome 


Présentation de l'éditeur :


Saviez-vous que la Lutèce des origines ne se situait pas sur l'île de la Cité, mais à Nanterre ? Que les derniers combattants gaulois massacrés par les Romains reposent sous la tour Eiffel ? Que les vestiges de la première cathédrale de Paris se trouvent sous le parking d'un immeuble moderne du Ve arrondissement ? Au fil de ses découvertes, Lorànt Deutsch vous emmènera vers ce qui fut le Pont-au-Change, ancêtre de la Bourse, puis chez ce bistrotier qui entasse ses bouteilles dans une cellule de la Bastille sauvée de la destruction, et tout au long des rues où se cachent des trésors que vous ne soupçonniez pas. Une promenade captivante, où défilent les seigneurs alliés comme les princes rebelles, et tout ce qui a forgé le pays. Vous verrez s'ériger des murailles contre l'envahisseur, s'agiter l'Église, s'imposer les marchands, s'ébrouer les artistes, l'Université s'installer sur des ballots de paille place Maubert, le peuple de Paris se soulever - violent, sanglant, emblématique -, et se construire ainsi toute l'histoire de France.

 


L'auteur :


Mozart sur scène dans Amadeus, Jean de La Fontaine au cinéma, impressionnant Jean-Paul Sartre à la télévision, Lorànt Deutsch est un passionné d'Histoire et un amoureux fou de Paris.

 

 

Année de publication : 2009

 

 

Premières lignes :

 

"Un village au bord de la Sarthe, si loin de Paris... C'est là que j'ai passé mon enfance. On s'en échappait parfois, le temps des vacances, pour monter à la capitale et rendre visite à mes grands-parents... Arrivé sur le Périphérique, je guettais au loin les lumières de la ville, fascinantes."


 


 

Mon avis :


Dans cet ouvrage, Lorànt Deutsch choisit certaines stations de métro parisien, qu'il relie géographiquement à des évènements historiques et extrapole ensuite afin de traiter le territoire français dans son ensemble. C'est ainsi que le livre fourmille d'anecdotes plaisantes et parfois méconnues concernant la vie des parisiens au cours des siècles, sans oublier les monuments emblématiques construits (ou détruits) peu à peu.


Nul doute que Lorànt Deutsch soit un passionné d'histoire tentant de transmettre son enthousiasme (communicatif) au plus grand nombre, il fait d'ailleurs ici un bon travail de vulgarisation. Je trouve cependant quelques critiques à adresser à l'ensemble de son projet.


Tout d'abord le fond : même si elle est séduisante, l'idée de choisir des stations de métro pour les faire coller aux propos de l'auteur est un peu artificielle, à tel point qu'on sent parfois qu'il gagnerait à s'en écarter pour s'ouvrir davantage de perspectives, sauf qu'alors, prisonnier de son procédé, il friserait le hors sujet.


Ensuite, la vision historique de Paris livrée ici est certes plaisante, mais souvent trop anecdotique, privilégiant les évènements vus par le petit bout de la lorgnette au détriment de faits d'envergure et qui plus est, solidement avérés.


Ceci nous amène a un autre défaut de ce livre : la manière d'aborder l'histoire y est parfois trop brouillonne et approximative, négligeant toute méthodologie scientifique et avançant même certaines thèses battues en brèche depuis longtemps, voire hasardeuses (la filiation de Jeanne d'Arc).


Enfin pour ce qui est de la forme, c'est-à-dire du style, celui-ci me semble vraiment trop sommaire et la langue trop relâchée, sans oublier la présence de nombreux clichés et lieux communs.


Pour conclure, je suis certaine que Lorànt Deutsch est sincère dans son amour immodéré de l'histoire, et je lui reconnais bien volontiers de réelles qualités de passeur et de vulgarisateur vis-à-vis du grand public, mais son ouvrage manque à mon avis de la tenue  qu'aurait celui d'un véritable historien. Son manque de rigueur, tant dans la construction littéraire que du style, me laisse un peu sur ma faim et la surabondance d'anecdotes finit presque par nuire à l'ensemble.

 

Toutefois, je dois lui reconnaître le mérite d'être parvenu à intéresser le grand public à l'histoire, or rien n'empêche les gens, après avoir lu son ouvrage, d'approfondir leurs connaissances grâce à un autre, plus solide et mieux construit.

 


Ma note :



3 étoilesTrois étoiles (sur dix).

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20 juillet 2010 2 20 /07 /juillet /2010 15:53

 

 

Véronique ROY, Muséum



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Présentation de l'éditeur :

 

Au Muséum national d'Histoire naturelle de Paris, les éminences scientifiques sont en émoi : une météorite antérieure à la création du système solaire apporterait la preuve de l'origine extraterrestre de la vie. Les vieilles querelles resurgissent. L'homme est-il le produit accidentel de l'évolution ou le fruit d'un " dessein intelligent ", autrement dit, de Dieu ? Pour en avoir le cœur net, le directeur du Muséum fait appel à deux spécialistes : le paléontologue et géologue américain, Peter Osmond, athée convaincu et pourfendeur des thèses créationnistes, et l'Italien Marcello Magnani, astrophysicien dépêché par le Vatican. La sémillante conservatrice Léopoldine Devaire, que la disparition d'une malle mystérieuse préoccupe, les secondera dans leurs travaux. Osmond, Magnani et Léopoldine vont s'allier pour découvrir la vérité et mettre un terme aux actes barbares qui font trembler l'institution.

 

L'auteur :


Archiviste et scénariste, Véronique Roy a travaillé plusieurs années au Muséum national d'Histoire naturelle de Paris. Avec Muséum, elle mène l'enquête au cœur d'un lieu unique et fascinant, et pose, d'une façon aussi ludique que fondée, la difficile question de nos origines.

 

 

Année de publication : 2006

 

 

Premières lignes :

 

"Au terme d'une course approximative de 3 000 milliards de kilomètres qui le vit frôler Jupiter à moins de 500 000 kilomètres de distance et traverser sans encombre les anneaux de Saturne, un astéroïde de 13,724 kg pénétra dans l'atmosphère terrestre et termina sa course ce samedi 27 août, aux alentours de 16 heures 51, dans le jardin de Madame Aurélie Leroch, retraitée à Saint-Cast-le-Guildo, charmante bourgade bretonne perchée à deux pas d'une falaise."

 

 



 

Mon avis :

 

Un sujet de départ plutôt original, à savoir les coulisses d'un musée d'Histoire naturelle, avec ce qu'il faut de secrets, de rancoeurs entre collègues et de "figures" historiques... tout cela sent le vécu (l'auteur sait effectivement de quoi elle parle !) et offre ainsi un angle de vision inédit et privilégié au lecteur, lequel n'est bien souvent qu'un simple flâneur dans ces lieux souvent fascinants...

 

La trame du récit ne souffre pas de temps morts, se rapprochant, tant au niveau des personnages que du rythme, d'un roman dit "page turner", type Da Vinci code. On est pressé d'avancer dans l'intrigue pour connaître le fin mot de l'histoire, mais on ne peut pas dire qu'en chemin on savoure vraiment sa lecture.

 

À vrai dire, je n'ai pas jugé le style de ce roman particulièrement remarquable. Disons  que la langue est correcte, sans plus, car en fait elle n'est que le véhicule un peu fade des idées et multiples rebondissements émaillant l'ouvrage (avec ce qu'il faut parfois de lieux communs).

 

Cependant, l'ambiance du Muséum en tant que lieu de science et de recherche est fort bien rendue (ayant moi-même travaillé dans un musée, je me suis plutôt bien retrouvée dans cette description) et le sujet de fond réellement passionnant : la vérité enfin révélée sur les origines de l'Homme, avec ce que cela implique d'enjeux, de suspens et de fausses pistes.

 

Ce thème, ainsi que celui des effrayants  mouvements créationnistes américains, très documenté, sont très intéressants et justifient à eux seuls la lecture de cet ouvrage au final assez plaisant et dépaysant.

 

 

 

Ma note :


 

   4-etoiles.jpgQuatre étoiles (sur dix).

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20 juillet 2010 2 20 /07 /juillet /2010 15:25

Après la création voilà quelques mois de mon site de correction orthographique, La faute à Voltaire, je crée aujourd'hui ce blog baptisé La faute à Rousseau en guise de clin d'oeil, comme une sorte de faire-part critique de mes lectures.

 

En la matière mes goûts sont fort éclectiques, avec une préférence pour les romans, souvent étrangers, et les polars, souvent médiévaux. Je n'oublie pas non plus les biographies et les bandes-dessinées, qui dès mon plus jeune âge ont accompagné mes rêves, enrichi mon imaginaire et mon vocabulaire, et semé en moi le goût du dessin, prélude à l'histoire de l'art dont j'ai fait bien plus tard l'objet de mes études.

 

Je propose donc ici un carnet de lectures, qui n'est autre que la version informatique d'un petit carnet bien réel que je tiens depuis des années et dans lequel j'évalue en quelques mots l'intérêt de chaque livre tombé entre mes mains.

 

Mes critiques seront bien sûr complètement subjectives, parfois même peut-être à la limite de la mauvaise foi, mais j'en assume d'ores et déjà toute la maternité.

 

Sur ce, bonne lecture...

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Rousseau / Voltaire
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  • Correctrice-relectrice ayant une formation d'historienne de l'art, je suis passionnée de lecture et de tout ce qui a trait à la culture : dessin, photographie, expositions, cinéma. N'hésitez pas à visiter mon site de corrections orthographiques : www.lafauteavoltaire.fr
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