Vendredi 6 août 2010 5 06 /08 /Août /2010 16:55

 

 

Wolf SERNO, Le chirurgien ambulant


 

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Présentation de l'éditeur :

 

Espagne, XVIe siècle, monastère de Campodios. Sentant sa mort prochaine, l'abbé Hardinus convoque Vitus, son protégé, qu'il a découvert, abandonné, alors qu'il était encore un nourrisson. Afin que le jeune homme connaisse ses origines, il lui remet un indice : un tissu damassé, visiblement d'origine anglaise. Et voilà, pour Vitus, le début d'une quête semée d'embûches, de rencontres, et l'occasion de pratiquer son art, la chirurgie, sur les routes de l'Europe de la Renaissance. Tous les ingrédients du roman historique d'aventures sont ici réunis, pour le plus grand plaisir du lecteur : personnages pittoresques - nains, Tziganes, saltimbanques, corsaires -, évocation de l'Inquisition, complots, rebondissements incessants... Un vrai bonheur de lecture.

 

 

L'auteur :

 

Wolf Serno est né à Hambourg en 1944. Avant de devenir écrivain, il a travaillé pour de grandes agences publicitaires et a enseigné à l’école professionnelle de publicité de sa ville natale. Ses deux passions sont la mer et la médecine. Depuis 1997, il se consacre exclusivement à l'écriture de ses romans.

 

 

Titre original : Der chirurg von Campodios

 

 

Année de publication : 2003

 

 

Premières lignes :

 

"Le gémissement de la femme remontait à travers les barrots du pont jusqu'au château arrière du grand galion."


 


 

 

Mon avis :

 

Ce roman retrace la quête initiatique d'un jeune homme à la recherche du mystère de ses origines et ce, dans l'Europe du XVIe siècle. L'intrigue commence en Espagne et s'achève en Angleterre, or entre-temps, le héros sera passé par bien des péripéties et des rebondissements, liant son destin à celui de compagnons de voyage aussi excentriques qu'intéressants.

 

On ne s'ennuie donc pas un instant à la lecture de ce livre, notamment grâce aux aventures qui nous tiennent en haleine, mais également parce que l'auteur rend ses personnages principaux fort attachants, sans pour autant négliger les secondaires, ce qui permet d'étoffer le récit. Le dépaysement éprouvé par le lecteur provient donc à la fois de l'époque choisie (la Renaissance), du pays (majoritairement l'Espagne), mais aussi et surtout du domaine de prédilection du héros, à savoir la médecine et plus particulièrement, la chirurgie.

 

Cette thématique peu commune permet une plongée inédite dans les croyances en vigueur à cette période, lesquelles feront parfois frémir les âmes sensibles (je pense par exemple aux "soins" dentaires !). Certaines techniques peuvent paraître quelque peu anachroniques (une transfusion sanguine, réussie à la première tentative !), mais dans l'ensemble, découvrir l'état des connaissances à ce sujet à la Renaissance m'a vraiment intéressée.

 

On peut certes reprocher quelques longueurs ici et là (je pense aux scènes de torture), mais les temps morts sont quand même peu nombreux face aux multiples rebondissements qui font littéralement avancer le héros, et avec lui l'intrigue. Quant au style, il est assez fluide et plaisant, avec des descriptions précises sans être pesantes, et une bonne documentation de base, notamment sur la médecine et la religion. Si l'invraisemblance de certaines situations prête parfois à sourire, elles ne sont visiblement qu'un prétexte pour servir l'histoire en abordant le plus de thèmes possibles.

 

Il en va de même avec cet oecuménisme un peu naïf dans lequel l'auteur fait baigner tout son roman. En effet, je doute un peu que dans l'Espagne rigoriste du XVIe siècle, alors livrée à la sainte Inquisition, un jeune catholique n'ayant connu jusque là que son monastère se lie d'amitié avec autant de facilité et si peu de préjugés à des Juifs, des Tsiganes et des homosexuels, compte tenu de leur stigmatisation et ostracisation, dramatiques à cette époque.

 

Indépendamment de ces légères invraisemblances, ce livre se dévore comme un bon roman d'aventures et procure un dépaysement garanti. L'originalité de son thème  permet même d'y glaner de nombreux détails intéressants à propos de la médecine et de la vie quotidienne à cette époque plus que tourmentée.

 

Un deuxième tome étant paru récemment, nul doute que vous en lirez bientôt la critique ici même, patience !

 

 

Ma note :

 

 3 étoiles Trois étoiles (sur cinq).

Par Rousseau / Voltaire - Publié dans : De trois à quatre étoiles
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Mardi 3 août 2010 2 03 /08 /Août /2010 14:24

 

 

Philippe CHARLIER, Médecin des morts


 

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Présentation de l'éditeur :

 

Qui n'a pas rêvé un jour d'être le médecin de Louis XIV ? D'autopsier Agnès Sorel ? De sonder les corps momifiés des Médicis ? Discipline scientifique aux confins de l'anthropologie physique et de la médecine légale, la paléopathologie permet de reconstituer un à un les carnets de santé de sujets décédés il y a plusieurs siècles, voire plusieurs millénaires. Un corps mort est porteur d'une quantité impressionnante d'informations utiles à l'historien, à l'archéologue, mais aussi à la recherche médicale lorsqu'il s'agit de découvrir l'origine d'une maladie.

 

On y croisera l'empoisonnement d'Agnès Sorel et le supplice de Jeanne d'Arc, on assistera à l'exploration d'une relique médiévale, on comprendra comment le cœur du Roi-Soleil s'est retrouvé dans une peinture à l'huile, on verra comment les individus anormaux étaient éliminés en Grèce et à Rome, on dressera un tableau des pratiques magiques centrées sur les cadavres, on analysera selon un regard médical certaines descriptions de vampires, on décortiquera les rapports d'autopsie des rois de France. Sans oublier Richelieu, Descartes et de nombreux saints...

 

Enfin, le lecteur trouvera un inventaire des lieux et des personnages dont l'existence a été éclairée par des études paléopathologiques ; il pourra alors réaliser un jeu de piste, non pas macabre mais instructif, découvrant que sous nos pieds ou à côté de nous dorment des trésors (squelettes ou momies). Paradoxalement, l'étude des cadavres rend les ruines et les populations du passé plus vivantes. C'est bien le but de cet ouvrage.


 

L'auteur :

 

Philippe Charlier est médecin (anatomo-pathologie et médecine légale) et docteur ès-lettres (EPHE, IVe section). Depuis 2002, il est chargé de cours en paléopathologie et histoire de la médecine aux facultés de Lille 2 et Paris 7.

 


Année de publication : 2006 

 

 

Premières lignes :

 

"Qui a tué la Dame de coeur ?

Première maîtresse officielle d'un roi de France, Agnès Sorel a illuminé la première moitié du XVe siècle."

 

 


 

 

Mon avis :

 

Cet ouvrage se situe à mi-chemin entre science et histoire, or c'est précisément ce qui le rend si passionnant à mes yeux. Il aborde en effet les secrets médicaux liés à certains grands mystères historiques, comme les décès de Jeanne d'Arc et d'Agnès Sorel, par exemple. Cet angle de vue inédit, loin de toute tentation du macabre, est brillamment utilisé par l'auteur afin de rendre ses sujets plus vivants encore pour le lecteur.

 

Si certains termes scientifiques et anatomiques paraissent parfois quelque peu abstraits au néophyte, Philippe Charlier possède en compensation un réel talent de vulgarisateur, parvenant à transmettre son enthousiasme pour une discipline méconnue, mais aux conclusions ô combien révélatrices et inattendues.

 

D'un point de vue formel, il ne s'agit pas bien sûr d'un ouvrage de pure littérature, mais le style de l'auteur est plaisant et enlevé, les chapitres se lisant presque comme un feuilleton policier. La paléopathologie mise à part, cet ouvrage permet également de s'instruire quant aux us et coutumes en vigueur durant les différentes époques historiques et dans les espaces géographiques traités, amenant un éclairage différent sur des événements que l'on croyait pourtant déjà bien documentés.

 

Ma seule réserve concernant ce livre est peut-être son manque d'iconographie pour illustrer les textes, lesquels y auraient ainsi gagné un certain impact visuel. Ceci mis à part, il s'agit d'une lecture captivante pour tous les amoureux d'histoire et d'archéologie, laissant d'ailleurs espérer la sortie d'un second tome !


 

Ma note :

 

 3 étoiles Trois étoiles (sur cinq).

Par Rousseau / Voltaire - Publié dans : De trois à quatre étoiles
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Vendredi 30 juillet 2010 5 30 /07 /Juil /2010 15:16

 

 

Jean-Loup CHIFLET, Le coup de Chiflet


 

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Présentation de l'éditeur :

 

Voici enfin le livre que tout le monde attendait : un bric-à-brac qui fourmille d'informations insolites et surprenantes pour réjouir ceux qui savent tout et ceux qui ne savent rien. Vous y trouverez des chiens et des anges, des prémices et des prémisses, du pétrole et des idées... Vous y rencontrerez Salengro et le Soldat inconnu, le père de Shakespeare, Ordralphabetix, les habitants de Saint-Pierre-des-Corps, Sitting Bull et Crazy Horse ; vous vous recueillerez sur la tombe de Marilyn Monroe, vous écouterez Glenn Miller jouer du trombone, vous conduirez la Porsche de James Dean, et vous prendrez le tramway avec les maréchaux d'Empire ! Un étonnant précis de l'inutile indispensable... à moins que ce ne soit le contraire. A vous de juger !


 

L'auteur :

 

Jean-Loup Chiflet est un écrivain et éditeur français. Passionné par les expressions idiomatiques, les nuances, les difficultés grammaticales et les aberrations de la langue française, son objectif consiste à s'instruire en s'amusant, ce qui lui vaut un immense succès depuis des années. Ses livres, pleins d'humour et de finesse, étonnent et enchantent les amoureux de la langue, française ou étrangère.

 

 

Année de publication : 2006

 

 

Premières rubriques :

 

Ils sont à tous les coins de rue

Papa ou Papy

Il faut que "Genèse" se passe !

Avis de recherche

Vieilles branches 

 

 


 

 

Mon avis :

 

Devenues très à la mode grâce à l'excellent ouvrage de Ben Schott (voir article précédent), de nombreux auteurs surfent désormais sur la vague des listes, ce qui est le cas de Jean-Loup Chiflet qui sort son Coup de Chiflet un an après la parution française des Miscellanées de Mr Schott. Hélas pour lui, la comparaison s'arrête là, tant son livre n'atteint pas la qualité et la saveur de son concurrent, et ce à plus d'un titre.

 

Tout d'abord sur le fond, car même si le principe se veut identique, l'originalité des thèmes abordés, voire même leur intérêt,  me semblent ici quelque peu émoussés. Là où Les miscellanées se feuillettent avec gourmandise, Jean-Loup Chiflet liste des informations le plus souvent vaines et pour le coup totalement inutiles, sans ce petit grain de folie et de poésie qui faisait tout le charme de l'ouvrage anglais. Plus ennuyeux, le texte semble avoir été écrit à la hâte et souffre ça et là de quelques fautes d'orthographe, ainsi que d'inexactitudes sur certains sujets.

 

Enfin sur la forme, car l'objet en tant que tel est nettement moins abouti et soigné que celui de Ben Schott, lequel avait pensé son ouvrage dans sa globalité, accordant autant d'attention à la présentation qu'au contenu, ce qui n'est manifestement pas le cas ici.

 

Pour résumer, Le coup de Chiflet sent trop le coup marketing pour me plaire,  on devine qu'il a été calibré et formaté pour coller à une mode, et non pour répondre à une réelle volonté d'innovation de la part de son auteur. Si dans ce domaine Ben Schott a été le précurseur, Jean-Loup Chiflet (dont j'apprécie par ailleurs les autres ouvrages) ne nous sert ici que du (mal) réchauffé.

 

 

Ma note :

 

1 étoile  Une étoile (sur cinq).


Par Rousseau / Voltaire - Publié dans : De une à deux étoiles
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Mercredi 28 juillet 2010 3 28 /07 /Juil /2010 14:49

 

 

Ben SCHOTT, Les miscellanées de Mr Schott

 


 

Ben Schott, Les miscellanées

 

 

 

Présentation de l'éditeur :

 

" C'est une bien triste chose que de nos jours, il y ait si peu d'informations inutiles. " Oscar Wilde. " Un couteau suisse en forme de livre. " Elmar Krekeler, Die Welt. " .. vous, Monsieur, vous lisez les livres d'un bout à l'autre ? " Samuel Johnson. " Il n'a appris à lire qu'à moitié, celui qui n'a pas aussi appris l'art encore plus subtil de feuilleter & de sauter des pages. " Arthur Balfour. " Prenez garde à l'homme d'un seul livre. " Saint Thomas d'Aquin. " Si un livre vaut la peine d'être lu, il vaut la peine d'être acheté. " John Ruskin.

 

 

L'auteur :

 

Né à Londres en 1974, il fait ses études à Cambridge pour devenir ensuite photographe de presse. Perfectionniste, il supervise à la fois la rédaction, la conception et la réalisation de ses livres.

 

 

Titre original : Schott's original miscellany

 

 

Année de publication : 2002

 

 

Premières rubriques :

 

Scores de golf

Impôt sur les chapeaux

Caractéristiques du vivant

Conversion des températures 

Échelle de Scoville

Longueurs de lacets

 

 


 

Mon avis :

 

Cet ouvrage prend la forme originale d'une compilation de savoirs à la fois essentiellement futiles, et pourtant tellement utiles ! En effet, l'auteur y liste sans la moindre hiérarchisation de contenu ce que tout le monde devrait savoir, parfois même sans se l'être jamais demandé ! Grâce à lui, vous serez incollable sur les apparitions d’Alfred Hitchcock dans ses propres films,  les ingrédients du Big Mac, les 100 décimales de Pi, le code irlandais du duel, la liste des travaux d’Hercule, sans oublier l’échelle de dureté des mines de crayon...

 

Réalisé avec beaucoup d'élégance et d'intelligence, cet inventaire à la Prévert comblera les amateurs du tout et du n'importe quoi, notamment ceux qui d'habitude manquent de conversation dans les dîners en ville ! Il se dégage de cette démarche une poésie et un nonsense très anglais, qui donnent envie de picorer à son rythme ces informations à la fois réjouissantes et totalement inattendues. Le grand plaisir de cette lecture est que l'on ne sait jamais ce que l'on va apprendre à la page suivante !

 

Un mot pour finir sur l'objet en lui-même : de petite taille, avec son élégante couverture crème ornée de motifs "à l'ancienne" et agrémenté d'un signet de satin rouge,  j'apprécie son petit côté précieux et soigné. Quant à la mise en page intérieure, à base de gravures anciennes et de polices de caractères un brin décalées, elle offre un ensemble harmonieux s'accordant parfaitement avec le contenu.

 

Un charmant petit livre à s'offrir, avant de le faire très vite partager...

 

 

Ma note :

 

 3 étoiles Trois étoiles (sur cinq).

Par Rousseau / Voltaire - Publié dans : De trois à quatre étoiles
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Vendredi 23 juillet 2010 5 23 /07 /Juil /2010 16:14

 

 

Lòrant DEUTSCH, Métronome : L'histoire de France au rythme du métro parisien

 


 

Lorant Deutsch, Métronome 


Présentation de l'éditeur :


Saviez-vous que la Lutèce des origines ne se situait pas sur l'île de la Cité, mais à Nanterre ? Que les derniers combattants gaulois massacrés par les Romains reposent sous la tour Eiffel ? Que les vestiges de la première cathédrale de Paris se trouvent sous le parking d'un immeuble moderne du Ve arrondissement ? Au fil de ses découvertes, Lorànt Deutsch vous emmènera vers ce qui fut le Pont-au-Change, ancêtre de la Bourse, puis chez ce bistrotier qui entasse ses bouteilles dans une cellule de la Bastille sauvée de la destruction, et tout au long des rues où se cachent des trésors que vous ne soupçonniez pas. Une promenade captivante, où défilent les seigneurs alliés comme les princes rebelles, et tout ce qui a forgé le pays. Vous verrez s'ériger des murailles contre l'envahisseur, s'agiter l'Église, s'imposer les marchands, s'ébrouer les artistes, l'Université s'installer sur des ballots de paille place Maubert, le peuple de Paris se soulever - violent, sanglant, emblématique -, et se construire ainsi toute l'histoire de France.

 


L'auteur :


Mozart sur scène dans Amadeus, Jean de La Fontaine au cinéma, impressionnant Jean-Paul Sartre à la télévision, Lorànt Deutsch est un passionné d'Histoire et un amoureux fou de Paris.

 

 

Année de publication : 2009

 

 

Premières lignes :

 

"Un village au bord de la Sarthe, si loin de Paris... C'est là que j'ai passé mon enfance. On s'en échappait parfois, le temps des vacances, pour monter à la capitale et rendre visite à mes grands-parents... Arrivé sur le Périphérique, je guettais au loin les lumières de la ville, fascinantes."


 


 

Mon avis :


Dans cet ouvrage, Lorànt Deutsch choisit certaines stations de métro parisien, qu'il relie géographiquement à des évènements historiques et extrapole ensuite afin de traiter le territoire français dans son ensemble. C'est ainsi que le livre fourmille d'anecdotes plaisantes et parfois méconnues concernant la vie des parisiens au cours des siècles, sans oublier les monuments emblématiques construits (ou détruits) peu à peu.


Nul doute que Lorànt Deutsch soit un passionné d'histoire tentant de transmettre son enthousiasme (communicatif) au plus grand nombre, il fait d'ailleurs ici un bon travail de vulgarisation. Je trouve cependant quelques critiques à adresser à l'ensemble de son projet.


Tout d'abord le fond : même si elle est séduisante, l'idée de choisir des stations de métro pour les faire coller aux propos de l'auteur est un peu artificielle, à tel point qu'on sent parfois qu'il gagnerait à s'en écarter pour s'ouvrir davantage de perspectives, sauf qu'alors, prisonnier de son procédé, il friserait le hors sujet.


Ensuite, la vision historique de Paris livrée ici est certes plaisante, mais souvent trop anecdotique, privilégiant les évènements vus par le petit bout de la lorgnette au détriment de faits d'envergure et qui plus est, solidement avérés.


Ceci nous amène a un autre défaut de ce livre : la manière d'aborder l'histoire y est parfois trop brouillonne et approximative, négligeant toute méthodologie scientifique et avançant même certaines thèses battues en brèche depuis longtemps, voire hasardeuses (la filiation de Jeanne d'Arc).


Enfin pour ce qui est de la forme, c'est-à-dire du style, celui-ci me semble vraiment trop sommaire et la langue trop relâchée, sans oublier la présence de nombreux clichés et lieux communs.


Pour conclure, je suis certaine que Lorànt Deutsch est sincère dans son amour immodéré de l'histoire, et je lui reconnais bien volontiers de réelles qualités de passeur et de vulgarisateur vis-à-vis du grand public, mais son ouvrage manque à mon avis de la tenue  qu'aurait celui d'un véritable historien. Son manque de rigueur, tant dans la construction littéraire que du style, me laisse un peu sur ma faim et la surabondance d'anecdotes finit presque par nuire à l'ensemble.

 

Toutefois, je dois lui reconnaître le mérite d'être parvenu à intéresser le grand public à l'histoire, or rien n'empêche les gens, après avoir lu son ouvrage, d'approfondir leurs connaissances grâce à un autre, plus solide et mieux construit.

 


Ma note :


2 étoiles  Deux étoiles (sur cinq).

Par Rousseau / Voltaire - Publié dans : De une à deux étoiles
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  • Historienne de l'art, je suis passionnée de lecture et de tout ce qui a trait à la culture : dessin, photographie, expositions, cinéma. Je me suis récemment reconvertie dans la correction orthographique : www.lafauteavoltaire.fr

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